Publié par MARIF

Les chorales, ensembles vocaux, groupes vocaux divers, peuvent se retrouver confrontés aux problèmes de voix de leurs choristes : difficulté pour monter dans l'aigu, voix détimbrées dans le grave... parfois même forçage vocal amenant de la fatigue vocale le lendemain de répétitions intensives.

 

Comment cela se fait-il ?

 

     Tout d'abord, il faut distinguer les voix d'hommes, des voix de femmes. En effet, les femmes ont plus souvent des problèmes vocaux, à cause du passage entre voix de poitrine et voix de tête.

Les hommes n'ont pas ces problèmes parce qu'ils parlent et chantent dans le même fonctionnement vocal. ( les termes "voix de poitrine", "voix de tête" sont souvent mal compris, mais je les utilise parce qu'ils sont connus de tous.)

 

     Les femmes peuvent chanter à partir de 2 fonctionnements vocaux, souvent appelés "voix de poitrine" et "voix de tête" . ( Les hommes aussi, mais seulement pour produire un certain effet, cela donne ce que fait par exemple M. Polnareff )

     Pour les femmes c'est compliqué, car on n'entend pas toujours de réelle différence de timbre entre les 2 fonctionnements: dans ce cas, la femme qui chante grave, ne sait pas qu'elle utilise son registre dit " de poitrine", et croit qu'elle a du mal à monter dans l'aigu, ce qui n'est pas le cas.

Elle va alors être tentée de forcer pour monter, ou bien, elle va croire qu'elle est "alto".

     C'est une erreur de jugement sur sa voix : en voix de poitrine, la femme soprano,  obtient un grave sonore, ce qui lui est impossible en voix de tête. Elle croit alors à tort, qu'elle a "bien placé sa voix". C'est le timbre flatteur qu'elle obtient qui lui fait croire cela. Et à l'inverse, lorsqu'elle monte en voix de tête, le timbre est plus léger, moins flatteur.

Si une femme chante en voix de poitrine, elle peut donc avoir des difficultés à monter dans l'aigu, ce qui ne fait pas d'elle une "alto".

Au contraire, ce sont souvent les soprane, qui, utilisant leur voix de poitrine pour obtenir un grave sonore, ont du mal à passer en voix de tête. Elles croient alors, et le chef de choeur aussi, si sa formation n'a pas été très pointue sur la voix, qu'elles sont "alto".

 

     Nous devons bien garder à l'esprit, qu'une voix d'alto bien travaillée, n'a aucun problème pour monter au sol aigu. Toute femme qui dit ne pas pouvoir monter au-delà du do, ré, ou mi aigu, utilise tout simplement son registre de poitrine, cela ne fait pas d'elle une alto.

 

     La solution : les voix de femme devraient toujours être travaillées avec un professeur de chant, avant de chanter dans une chorale, de façon à connaître leur tessiture. Ainsi, cela éviterait les erreurs de classement, la fatigue vocale, les problèmes de justesse aussi.

 

     Le timbre de la voix de tête doit aussi être accepté par la chanteuse, il faut apprendre à le connaître, et l'enrichir : cela se travaille.

 

Apprendre à écouter sa voix, permet d'en connaître le timbre, d'entendre les harmoniques qui s'en dégagent, pour arriver à produire une voix pleine.

 

 

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