Publié par MARIF

Mon oreille est toujours à l'écoute

L'écoute est une fonction neuro-sensorielle intervenant sur notre attention, notre concentration. C'est elle qui permet ou non à l'individu de rester concentré.

POURQUOI?

Parce que être à l’écoute de ce qui nous entoure est un héritage de notre évolution.

C’est un réflexe de survie. Il faut entendre si un danger survient.

Mais, rester à l'écoute du danger potentiel, nous distrait.

Lorsque nous devons rester attentif à une tâche, concentré, nous devons donc combattre notre inclinaison naturelle à guetter le danger. Plus nous sommes inquiets, moins nous réussirons à nous concentrer.

Aujourd’hui, le déficit d’attention est une véritable épidémie à l'école, au lycée, à la fac, dans de nombreuses entreprises, et nous essayons de pallier ces difficultés, en donnant des conseils, en proposant des exercices qui eux-mêmes vont demander de la concentration. Ce n'est donc pas la solution.

 

I. Tout d'abord, qu'est-ce que l'attention? Il en existe deux.

1. La première désigne l’intérêt dirigé intentionnellement

2. La seconde désigne l'intérêt provoqué par des stimuli extérieurs: c'est celle-ci qui nous distrait.

    Il est désormais établi que plusieurs mécanismes biologiques sont impliqués dans la concentration. Par exemple, le cortex préfrontal, souvent décrit comme le centre exécutif du cerveau, est le poste de contrôle de notre attention : cette zone nous permet notamment de décider de nous focaliser sur une chose. Mais les neuroscientifiques nous ont appris que la concentration ne sollicite pas uniquement cette partie du cerveau. Notre état psychologique d’éveil, c’est-à-dire notre niveau de vigilance, est un des facteurs influençant directement notre capacité d’attention.

    Le système limbique, qui regroupe des zones dispersées du cerveau gérant les émotions, est un autre élément jouant un rôle dans la concentration. Plus primitif que le cortex préfrontal, il dirige notre attention vers des stimuli pouvant susciter la peur ou l’excitation. Le cerveau humain répond en effet naturellement aux informations inattendues : c’est ce qui le rend si facilement distrait. En termes d’évolution, être à l’écoute des changements de notre environnement nous a permis de survivre : nous avons donc conservé cette tendance naturelle à être interpellés par les sons, les mouvements et les stimuli autour de nous.

 

Bien sûr, les distractions ne sont pas qu’extérieures : nous sommes également distraits par nos pensées.

 

II. Le cerveau se fatigue

    Les neurosciences nous ont appris que la concentration est une ressource limitée. Comme le reste de notre corps, notre cerveau utilise le glucose et l’oxygène comme carburants. L’attention contrôlée, qui sollicite fortement le cortex préfrontal, est particulièrement gourmande en énergie, particulièrement lors d’activités comme l’analyse, la hiérarchisation, la planification et d’autres types de réflexion critique.

    Quand les réserves d’énergie s’amenuisent, les capacités du cerveau diminuent. Les problèmes surgissent quand nous cherchons à rester concentrés en dépit de la fatigue cérébrale. Les distractions se font alors de plus en plus nombreuses et nous cherchons à éviter les tâches les plus complexes, nous mémorisons mal et nous commettons des erreurs. Avec l’élévation du stress, l’état de surexcitation qui en résulte, l’irritation, la culpabilité, le pessimisme et d’autres états mentaux non productifs s’emparent de notre esprit.

    Heureusement pour nous, la neuroplasticité, c’est-à- dire la capacité physiologique à transformer son cerveau à tout moment de sa vie en créant, renforçant ou réorganisant ses réseaux de neurones, est l’une des découvertes les plus importantes des neurosciences.

    Concrètement, cela signifie que nous avons le pouvoir « d’entraîner nos cerveaux » à adopter des habitudes plus positives.

 

II. La méthode TOMATIS® redonne à l'écoute une place liée non au danger, mais à l'apprentissage, à la découverte, à la curiosité, au plaisir, à la nouveauté. Le cerveau humain aime la nouveauté.

    Les programmes d'écoute vont redonner au cerveau l'envie d'apprendre, le plaisir de découvrir du nouveau, parce qu'ils vont diminuer la sensation de danger, ils vont "rassurer" le cerveau: celui-ci va donc récupérer de l'énergie, là où il en perdait pour écouter le moindre signal sonore qui pourrait lui indiquer un danger.

 

    Le cerveau va ensuite installer de nouveaux circuits neuronaux afin de garder cette "bonne écoute" puisqu'elle lui permet une attention intentionnelle dirigée vers ce qui l'intéresse, et qui lui donne du plaisir.

 

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