Publié par MARIF

Enfin, des articles, des émissions de radios, de TV, nous font part de ce qui se sait depuis longtemps, à savoir, que l'apprentissage de la musique, met en oeuvre le visuel, lié à l'auditif. Et, donc, que cet apprentissage stimule les aires du cerveau concernées pour la lecture, l'écriture, la mémoire, la concentration ! ( voir mes autres articles sur ce sujet )

Non seulement cela stimule, mais encore,

" La pratique d’un instrument de musique ou du chant est capable de modifier durablement la morphologie de ces connexions " ( source: Neuroanatomie de la dyslexie: derniers apports à la compréhension des mécanismes des troubles d'apprentissages. Michel Habib. Résodys. )

I. Apprendre à chanter pour aider le dyslexique

Apprendre à chanter oblige l'oreille à s'ouvrir, à viser des sons, à devenir plus fine, plus précise. C'est en cela que "travailler sa voix", "apprendre des chants", fait progresser les enfants, tous les enfants, ceux en difficultés et les autres.

C'est ce que le Professeur Tomatis disait déjà dans les années 50 !

La méthode Tomatis®, en stimulant l'écoute, en ré-éduquant l'oreille, va permettre au cerveau de créer, ou modifier ces connexions.

 

II. A quoi sert le travail vocal?

Avec un travail vocal adapté, en voix parlée et en voix chantée, nous allons installer un fonctionnement durable, fixé par la voix de la personne: en effet, la façon dont je m'entends parler va stimuler tous les jours ma façon d'écouter.

A partir du bon fonctionnement vocal, l'écoute deviendra plus performante, les apprentissages plus faciles.

 

Enseigner le travail de la voix de cette façon, dans cette optique, est différent de l'enseignement traditionnel de la musique: il faut tenir compte de la personne en difficulté d'écoute, il faut guider son écoute vers les paramètres indispensables. Ne pas vouloir du résultat "musical" tout de suite, car l'important n'est pas là.

 

III. Le programme audio-vocal

Pour suivre un programme audio-vocal, aucun effort intellectuel n'est demandé, pas d'exercices fastidieux, surtout pas demander à l'enfant de se concentrer toujours plus. Pourquoi ? Parce que le cerveau d'un dyslexique est déjà sollicité énormément pour arriver à suivre le cursus scolaire: cela est coûteux en énergie.

Il lui faut donc un programme qui va lui redonner de l'énergie, et non lui en coûter davantage.

Ce programme va utiliser du temps de détente: trouver entre 30' et à 2h par jour pour ne rien faire, jouer, se reposer, ou même dormir.

Les cours de chant et les exercices en voix parlée, viendront fixer les résultats obtenus: là aussi, pas de devoir, pas de leçon à apprendre, l'écoute de sa voix, le plaisir de la sentir vibrer et progresser vont installer des automatismes dans le cerveau. En effet le cerveau apprend mieux lorsqu'il y a une récompense.

Le cerveau utilisera ses nouvelles acquisitions pour lire, prononcer, entendre, écouter, se concentrer, apprendre.

 

Voici un lien vers l'article concernant la dyspraxie: Dyspraxie et Ecoute

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