Publié par MARIF

Voici un extrait d'une interview de B. Cyrulnik:

"Pas simple pour les jeunes de faire des choix si, comme on l’annonce, 65 % des métiers de demain n’existent pas encore…

C’est vrai, on ne sait pas ce qui nous attend. Dans ma génération, nous n’avions pas beaucoup de choix. Les conditions matérielles étaient très difficiles, mais les conditions psychologiques étaient, elles, beaucoup plus simples. Moi, je savais que, si je travaillais, je deviendrais un homme libre. Donc, si j’étudiais, si ­j’apprenais, j’aurais la totale sécurité. On ne peut plus dire ça aujourd’hui.

Quand j’étais gamin, le message était clair : « Fais comme papa. » Maintenant, excepté les enfants d’enseignants, les jeunes n’exercent plus le même métier que leur père. Ils n’ont plus cette étoile du berger qui était pour nous à la fois une orientation et une contrainte. Soit elle nous convenait, et c’était magnifique. Soit elle nous déplaisait et, dans ce cas-là, on pouvait toujours se dire que c’était « la faute de papa ».

Désormais, les jeunes ont toutes les libertés. C’est angoissant, car ils deviennent coauteurs de leur destin. Cela les oblige à faire preuve de créativité. Il y a là une véritable révolution ­culturelle !"

 

Faire un choix implique d'assumer les conséquences : pour un tout jeune enfant c'est impossible. Il est néfaste de demander en permanence à un enfant  : " qu'est-ce que tu veux ? " car il ne le sait pas. Et surtout on le met en position dangereuse : et si je faisais le mauvais choix ? Les parents doivent poser un cadre, s'y tenir et faire des choix. D'ailleurs ils ne s'en privent pas, qu'il s'agisse de la nourriture (carnée, végétarienne), de l'école (privée, publique ?), du sport (la danse pour elle, le foot pour lui...), ils prennent toutes sortes de décisions sans demander à l'enfant son avis, et heureusement !

Un enfant, et même un adolescent a besoin que ses parents choisissent pour lui. Cela lui permettra plus tard, comme il est dit ci-dessus de "s'en prendre à son père ou à sa mère" si cela ne va pas, ce qui soulage, détend.

 

Comment lutter contre l'angoisse engendrée par le monde d'aujourd'hui ?

Pour moi, la première chose est de redonner confiance en soi. Un jeune doit pouvoir faire les études ou le chemin qui lui plaît, qui lui correspond au fond de soi, donc avoir confiance en ses choix.

C'est grâce à cela qu'il supportera les difficultés, si elles arrivent.

 

Or, comment savoir ce qui nous correspond ?

En se connaissant mieux : oui, mais à 16 ans on ne pratique guère l'introspection.

En renforçant la capacité à faire des choix, prendre des décisions: en cela, la méthode stimulation auditive et vocale est un outil remarquable.

 

En quoi cela consiste-t-il ?

Le programme de stimulation va agir sur l'oreille interne, celle qui est en contact avec notre monde intérieur. C'est en redonnant à cette écoute interne sa place, que la personne va pouvoir oublier un peu les injonctions extérieures, pour s'écouter, c'est à dire être à l'écoute de ses besoins, de ses envies, pour faire ses choix, et prendre ses décisions.

Voyez ICI

 

 

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