Dyslexie, TDAH, et autres difficultés scolaires

Publié le par MARIF

Même si tous les cas sont différents, l'opinion de  Claude Halmos : «La dyslexie n’est qu’un symptôme», me paraît intéressante.

Claude Halmos, psychanalyste et écrivain, explique pourquoi, selon elle, l’orthophonie ne suffit pas à traiter la dyslexie.

"Comment définissez-vous la dyslexie ?

     Est-ce que la dyslexie existe vraiment ? Autrefois, lorsque je travaillais à l’hôpital, il était absolument rarissime qu’on parle de dyslexie. C’est une épidémie qui a émergé au fur et à mesure que l’Éducation Nationale a échoué à apprendre à lire aux enfants. On s’est alors mis à voir des dyslexiques partout, tout comme on voit des enfants hyperactifs partout. C’est une aberration !

     C’est vrai, les enseignants ont de plus en plus de difficultés, parce que les élèves arrivent à l’école sans limites, sans règles, qu’ils doivent jongler avec des méthodes d’apprentissage flottantes, que les classes sont surchargées... Alors, il est plus facile de dire que ce sont les enfants qui sont malades, et non les structures. Mais je pense qu’il faut arrêter de prendre des raccourcis.

Tous les enfants en difficulté ne sont pas dyslexiques, de la même manière que tous les enfants qui ne veulent plus aller à l’école ne souffrent pas de phobie scolaire !



En dehors des mauvaises conditions d’enseignement, y a-t-il selon vous d’autres origines, d’autres causes aux difficultés rencontrées par ces enfants ?

     L’écriture et la lecture obéissent à des lois : b et a font ba, pas be. Si un enfant n’a pas appris dans sa vie a respecter les règles, il ne peut pas accepter celles-la. L’enfant a pu également commencer l’apprentissage de la lecture à un moment où des choses lui « prenaient la tête » : la naissance d’un petit frère par exemple. Les difficultés d’apprentissage peuvent renvoyer aussi à un besoin d’information sur la sexualité, à un interdit de l’inceste mal posé (enfant qui dort dans le lit de ses parents) ou à un manque d’autonomie : comment pourrait-on savoir lire si on ne sait pas lacer ses chaussures ?


Quelle prise en charge préconisez-vous ?
     Aujourd’hui, dans la plupart des cas, ce sont les instituteurs qui détectent le problème et qui envoient directement les enfants consulter un orthophoniste. L’enfant va s’y rendre pendant des années sans résultats et sans que cela ne dérange personne puisque les séances sont remboursées par la Sécurité Sociale !

     Ce qu’on appelle aujourd’hui la dyslexie n’est pour moi qu’un symptôme du mal être de l’enfant. Il faut traiter la cause avant le symptôme. Tout d'abord installer des règles.

     Il est temps d’arrêter de faire croire aux parents et à leurs enfants qu’ils sont différents, et surtout, qu’ils sont atteints de maladies aux appellations compliquées et imprononçables. Il faut cesser de coller des étiquettes à ces enfants et à leurs familles qui les plombent pour toute la vie !"

     J'ai mis en gras des phrases qui représentent les cas que je vois : des enfants qui couchent dans le lit des parents, des enfants arrivés en CP l'année de naissance du petit frère, ou trop tôt à 4 ans par exemple, âge où l'enfant est dans l'opposition, des enfants qui croient que la maman fait les enfants toute seule en les avalant... Et des parents pour qui il est plus important que tout, que leur enfant soit différent !

     C'est pourquoi ces réflexions d'une spécialiste m'ont parlé. La dyslexie est un symptôme du mal-être. La méthode Tomatis, par sa capacité à réguler les émotions redonne à l'enfant ses capacités en traitant la cause.

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